miércoles, 15 de diciembre de 2010

Un maestro de la exhibición


"... In Midnight by a Master of the Show"

Célebre final del cuarteto de Khayyam pasado por la mano hábil de Fitzgerald, que probablemente era uno de los que más le gustaron a Debord en su momento, y a Borges. Somos sí o no espectadores de una biografía perfecta fabricada por la mente de cada uno, o sombras de figuras de un teatro de marionetas, o somos seres individuales, sin mayor pretensión exegética que la función herética de desobediencia a cualquier teleología, teología, u ortodoxia más llana, fingimos en cualquier caso que tenemos cada uno nuestra propia opinión, más o menos ingenua o desencantada, para defendernos de las convicciones extrañas. La identidad es un límite a la imaginación de los demás, y su correlato es la trampa de la confusión claramente asumida.

martes, 2 de marzo de 2010

La influencia árabe en los trovadores provenzales según Simonet


"Tampoco es posible negar que la poesia y literatura amena de nuestros Arabes ejercieron alguna influencia, por lo menos formal, en la provenzal y castellana, comunicando á los trovadores y romanceros la riqueza, la brillantez y el fuego de la oriental."

Simonet (1829-1897), El Siglo de Oro de la literatura arábigo-española, (1867, p. 53).

viernes, 5 de febrero de 2010

El bello castillo de Melusina




Le paÿs s’esmerveille fort
Comme si tost on fait le fort.
Et quant basti fut le chasteau,
Melusigne, qui le vit beau,
De son droit nom le baptiza.
Partie de son nom prins a,
Lusignen lui donna en nom.
Encore en est partout le nom
Dont maint portent du fort le cry.
Il est ainsi que je l’escry ;
Encor le bon roy ciprïen
Si crye en son cry : Lusignen !

(COUDRETTE, Le Roman de Mélusine, v. 1329-1340.) Citado de Catherine M. Müller.

miércoles, 2 de diciembre de 2009

Estrofa de François Villon




Dictes moy où, n'en quel pays,
Est Flora la belle Rommaine,
Archipiades ne Thaïs,
Qui fut sa cousine germaine,
Écho parlant quant bruyt on maine
Dessus riviere ou sus estan
Qui beaulté ot trop plus qu'humaine?
Mais ou sont les neiges d'antan?

viernes, 11 de septiembre de 2009

"La era del miedo" en el Medievo



"Depuis les travaux de Jean Delumeau, on connaît mieux le sentiment de la peur au Moyen Age. Nous comprenons mieux aussi comment l'Occident, à la fin du Moyen Age, entre dans "l'ère de la peur", destabilisé qu'il est par une série de malheurs exemplaires (guerres interminables, famines, épidémies), et par une crise des mentalités religieuses aggravée d'une profonde crise politique. Pour Jean Delumeau, l'Occident résiste jusqu'au XIVe au "raz de marée du satanisme". Pour l'historien américain Robert I. Moore, la cassure historique se situerait plutôt au début du XIIIe siècle. Pour lui, c'est avant 1250 que la société occidentale devient une civilisation de la persécution et que la terreur devient un puissant instrument de répression contre les minorités perçues comme des menaces pour la stabilité sociale: la traque des Juifs, la persécution des hérétiques (la croisade des Albigeois en particulier), l'Inquisition, mais aussi l'exclusion des lépreux, sont autant de signes d'une évolution catastrophique qui trouve son explication dans une révolution profonde qui affecte le pouvoir et l'imaginaire politiques."

Philippe Walter (p. 23), "Le terrorisme diabolique au Moyen Age : quelques témoignages empruntés à la littérature et aux exempla", in Terreur et représentation, Pierre Glaudes & Pierre Bayard (eds.), ELLUG, 1996.